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--- Réflexions personnelles en marge de mon actualité, à la mémoire de Jean Paul II --- Blogue catholique francophone ---

2006-03-14

La généalogie est un sport de vieux.

Mon but n’est pas d’insulter les généalogistes et les personnes à la retraite d'une seule pierre. Je veux signaler que la famille, les ancêtres, les racines prennent de l’importance à mesure que l’on devient soi-même un ancêtre.

Je suis moi-même intéressé à la généalogie : ma femme et moi sommes membres à vie de la Société franco-ontarienne d’histoire et de généalogie, régionale Samuel-de-Champlain (Ottawa). Je ne suis pas impliqué plus que ça, mais c’est par manque de temps. Il faudrait sacrifier d’autres intérêts plus pressants. Ma femme Françoise et moi avons tout de même coopéré à la rédaction du répertoire des baptêmes, mariages, sépultures et confirmations de notre paroisse.

Je suis un Lozier et ma femme est une Séguin. Des Losier de Tracadie-Sheila ont dressé l’arbre généalogique complet des ancêtres et des descendants de Prospère Desjardins dit Lausier, un Québécois venu s’établir en Acadie («Les Familles LOSIER : Les descendants de Prospère Desjardins dit Lausier»). Le premier ancêtre venu de France s’appelait Antoine Roy dit Desjardins. Il y a d’autres races de Lausier / Lauzier / Lozier / Losier, mais celle-là, c’est la mienne. Cet été (les 21-22-23 juillet 2006) un rassemblement de la grande famille aura lieu à Tracadie et j’espère pouvoir y assister comme je l’ai fait il y a quelques années.

Ma femme est une descendante de François Séguin dit Ladéroute, comme 98 % des Séguin du Canada. Son frère Marcel a écrit un livre intitulé «Je me rappelle… Souvenirs de ma belle et grande famille». En 269 pages, il combine généalogie et petite histoire, en quatre sections : le livre de mes ancêtres Séguin, le livre de mon grand-père Alphonse Séguin et de sa famille, le livre de mon père Albert Séguin et de sa famille, le livre de ma vie et de ma famille. C’est un volume fort intéressant et d’une mise en page très attrayante.(Je suis partial, car c’est moi qui ai fait l'éditique! Ma femme a fait la saisie des données.) Marcel voulait que les souvenirs rangés dans sa mémoire exceptionnelle ne se perdent pas; il voulait laisser un héritage à ses enfants. La généalogie est une manière de faire le pont entre nos ancêtres et nos descendants.

Pourquoi je pérore sur la généalogie aujourd’hui? J’ai remarqué dans les nouvelles que Bibliothèque et Archives Canada vient de signer une entente avec les Archives nationales d'Irlande. Il y a beaucoup de Canadiens de souche irlandaise (plus de 10 %). De très nombreux Canadiens-français ont des ancêtre irlandais. Ma femme et moi avons des noms anglais dans nos ancêtres et un jour on essayera peut-être d’élucider le mystère de savoir si c’est des Irlandais ou des Écossais.

Le projet conjoint Canada-Irlande verra à numériser les recensements irlandais de 1901 et 1911. Les généalogistes professionnels et amateurs pourront se servir d’Internet pour pousser leurs recherches. Le site web de la SHGFO offre une vingtaine de liens à des logiciels permettant de faire de la recherche généalogique en français. Avec le temps, il y aura de plus en plus de ressources en ligne qui permettront de voyager dans le temps plus rapidement à la recherche des hommes et des femmes dont nous sommes issus.

Le jour de la Saint-Patrick, on se remémore qu’on a tous un peu de sang irlandais dans les veines. Une façon agréable de célébrer est d’aller explorer le musée virtuel «Le trèfle et la feuille d’érable», disponible à collectionscanada.ca/Irlande.

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