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--- Réflexions personnelles en marge de mon actualité, à la mémoire de Jean Paul II --- Blogue catholique francophone ---

2008-07-02

Un chrétien «pratiquant»

Je veux reprendre et élaborer quelques-unes des bonnes idées de mon curé de la messe sur semaine. Il signale que tous les gens qui se considèrent comme des chrétiens «pratiquants» ne fréquentent pas nécessairement la messe du dimanche. Il soutient avec raison qu’on pourrait distinguer trois sortes de pratiques de la foi. Je veux élaborer sur son schéma en ajoutant la dimension privée et la dimension publique, ce qui ferait six sortes de pratiquants. Il est possible que ce schéma s’applique aux autres religions, même non chrétiennes.

Distinguons d’abord la pratique privée de la pratique publique. Certaines personnes prient dans leur chambre mais ne prient pas avec leurs frères chrétiens. Ils sont de l’Église, mais ne fréquentent pas les églises. Pour eux la dimension sociale de la foi importe peu, mais ils continuent quand même dans leur for intérieur à croire en Dieu et en son Fils Jésus, et à garder le lien de la prière fréquente. Sans les juger, il me semble que l’être humain, étant social, relationnel de par sa nature, il est important que la foi soit visible et communautaire, autant qu’une affaire de cœur et de conviction personnelle.

Les trois façons de pratiquer signalées par mon curé sont les suivantes. Il y a ceux et celles qui pratiquent surtout en prenant part aux rassemblements dominicaux, qui sont intégrés à une paroisse. Il y a ceux et celles qui fréquentent la Parole de Dieu, soit directement, soit par des rassemblements, des cours, des lectures, etc. Il y a aussi ceux et celles qui s’engagent pour la justice sociale (l’aide du prochain, qui se diversifie à l’infini).

Autant dire tout de suite qu’un chrétien équilibré cultive ces trois formes de pratique de l’Évangile, en privé et en public, chacun selon sa vocation, son tempérament, ses circonstances de vie. On est tous différents et on ne peut pas tous faire la même chose, comme le dit saint Paul en comparant l’Église au corps humain, si diversifié en ses organes.

Individuelle

Sociale

Vie personnelle de prière

Vie sacramentelle et liturgique

Pratique d’une charité relationnelle (aider les «pauvres» un à la fois)

Recherche en équipe de la justice sociale (action concertée au niveau des causes)

Fréquentation individuelle de la Parole de Dieu

Fréquentation de la Parole dans des regroupements


Dans notre notre paroisse, l’on favorise une présentation de la vie chrétienne selon quatre axes : a) l’annonce de l’Évangile, b) la justice sociale, c) être une famille paroissiale accueillante, d) des célébrations liturgiques vivantes. Nous rejoignons les trois formes de pratique et la dimension communautaire. C’est dans la mesure où une «paroisse» intègre les diverses formes et dimensions de la pratique qu’elle devient une «communauté chrétienne».

Chacun peut privilégier un ou plusieurs de ces six domaines, mais sans en délaisser aucun, car l’Évangile n’est pas un buffet où l’on choisit à son gré, mais une banquet où tous les mets présentés sont importants pour une bonne santé.

Avez-vous perçu que nous touchons aux quatre axes de la mission de l'Église? «Ils étaient assidus à l'enseignement des apôtres et à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières.» (Ac 2:42)

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