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--- Réflexions personnelles en marge de mon actualité, à la mémoire de Jean Paul II --- Blogue catholique francophone ---

2007-12-31

Fête de la Sainte Famille

Il y aurait tellement de belles choses à dire au sujet de la famille. Commençons par rappeler que la famille est d'abord et avant tout une réalité humaine et sociale. La famille comme communauté de vie comprenant parent(s) et enfant(s) a toujours existé. Le couple et la famille ont jailli du cœur de Dieu comme le fondement, la cellule de base de la société. Au cours des âges, les diverses sociétés et religions ont reconnu la valeur et la nécessité de la famille et ont pris des moyens légaux et religieux pour la protéger et la valoriser.

Si nous regardons attentivement la Sainte Famille, il faut bien admettre que ce n'est pas une famille typique. Malgré cela, nous pouvons y trouver des modèles. Joseph est un homme tout dévoué à sa femme et à son fils, un homme prudent, qui accueille l'inspiration divine pour le guider dans des choix difficiles. Marie, comme les mamans de tous les pays et de toutes les époques, est centrée sur les besoins de son enfant. Comme les femmes de sa société, elle est soumise à son mari. Dans le monde d'aujourd'hui, elle chercherait sans doute à aider son Joseph à prendre ses responsabilités en lui accordant sa confiance et en lui communiquant ses besoins. Le bébé Jésus est un bébé comme tous les autres, qui se laisse trimbaler avec abandon alors que ses parents se font bousculer. Il grandira comme les autres enfants, apprenant la vie à l'école de son père et de sa mère.

Jésus connaissait sans doute le texte de la première lecture (Année A), extraite du livre de Ben Sirac le Sage, qui invite les enfants à honorer et soutenir leurs parents, surtout leurs vieux parents. C'est un beau commentaire du quatrième commandement de Dieu: "Honore ton père et ta mère afin que se prolongent tes jours sur la terre que te donne le Seigneur ton Dieu." Ben Sirac fait lui aussi ressortir non seulement les devoirs des enfants, mais aussi les récompenses qui y sont rattachées par voie de conséquence.

La seconde lecture, tirée de la lettre de Paul aux Colossiens, est une invitation à vivre les vertus familiales et sociales: la tendresse, la bonté, l'humilité, la douceur, la patience, le support mutuel. Voilà sûrement l'atmosphère qui régnait dans la Sainte Famille. Saint Paul insiste ensuite sur le pardon et il conclut en résumant: "Par dessus tout cela qu'il y ait l'amour: c'est lui qui fait l'unité dans la perfection."

En créant l'homme et la femme, la femme et l'homme, à son image, Dieu a fait de nous des êtres de relation, des êtres de communion, et, lorsque notre union d'amour porte fruit dans la venue d'un enfant, nous produisons en quelque sorte une image terrestre du mystère de la Sainte Trinité, où l'Esprit Saint jaillit éternellement de l'Amour éternel qui unit le Père et le Fils.

Quand une femme et un homme ont uni leurs deux vies par les liens du mariage, il ne devrait plus y avoir de place chez eux pour l'individualisme. Puisque tout ce qui arrive à l'un va affecter l'autre, les choix de chacun doivent toujours prendre en considération les besoins de l'autre. Voilà le modèle de toute relation humaine réussie, y compris les relations au sein d'une communauté chrétienne. Dans la famille de Dieu, comme dans nos propres familles, il peut y avoir des tiraillements et des conflits, mais le projet de Dieu est qu'un jour nous puissions conjuguer nos différences et nos divergences pour en faire des richesses et des forces.

Il serait bon de relire la "Charte des droits de la famille" (1983) disponible sur internet.

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