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--- Réflexions personnelles en marge de mon actualité, à la mémoire de Jean Paul II --- Blogue catholique francophone ---

2005-09-24

La retraite

La plupart des gens ont hâte à la retraite. Beaucoup parce qu’ils n’aiment pas leur emploi. Certains parce qu’ils veulent se recycler dans un autre travail rémunéré qui leur convient mieux. D’autres parce qu’ils anticipent plus de temps pour faire des choses qui leur tiennent à coeur.

Paraît-il qu’il y a des gens qui s’ennuient à mort après leur retraite. D’autres meurent quelques années seulement après avoir cessé de travailler. (Il y a peut-être un lien de causalité entre les deux groupes...)

Je trouve que le cadeau d’une retraite avec une pension adéquate, c’est la liberté. Celle de travailler ou de jouer ou de se rendre utile ou de se cultiver ou de végéter. Les possibilités donnent le vertige. Pensez à tous les cours qui sont offerts, tous les livres qu’on n’a pas encore lu, toutes les personnes dans le besoin qui apprécieraient un coup de pouce, toutes les associations qui cherchent des membres, toutes les amitiés qu’on peut cultiver, tous les sports qu’on peut pratiquer, tous les pays à découvrir.

Comme plusieurs personnes dans la soixantaine, la liberté que j’apprécie le plus est le loisir de me découvrir des talents passés inaperçus et de les développer. J’aime bien sûr faire des activités pour mon plaisir ou qui bénéficient à ma famille. J’aime également faire des choses qui sont utiles à la société tout en me permettant d’exercer ma créativité.

La flexibilité dans la gestion du temps associée à la liberté de la retraite permet une panoplie d’activités diverses. Il y a tellement d’avenues de bénévolat, que je n’ai jamais besoin de me tourner les pouces ou de sortir du lit en cherchant à quoi occuper ma journée. Le défi est plutôt de gérer mon emploi du temps afin de respecter toutes mes obligations volontaires.

Les personnes nouvellement à la retraite sont rarement des personnes qui sont sur leur déclin. La vigueur physique et mentale est normalement au rendez-vous et le sera pour 10, 20, 30 années. Ne rien entreprendre d’agréable ou de novateur serait inviter l’ankylose. Tu grouilles ou tu rouilles, comme on dit. Les occupations utiles et valorisantes qui s’offrent à moi se bousculent.

La véritable richesse de l’âge d’or c’est le temps libéré. Nous avons enfin le temps qu’il faut pour fréquenter les gens que nous apprécions, pour jouir des activités culturelles ou sportives qui nous stimulent, pour creuser notre vie spirituelle, pour mettre nos talents au service de la communauté. La retraite, c’est un cadeau de plus de temps pour se faire plaisir et se rendre utile. Il y a tellement des choses intéressantes et fructueuses à faire avant de passer à un au-delà qui offrira une retraite encore plus dorée.

J’ai ma réponse pour ceux qui me demanderont ce que je fais dans la vie: «Je suis un retraité occupé au coton. À cause de ma liberté, toutes sortes d’activités joignant l’utile à l’agréable s’offrent à moi, au point où les journées manquent d’heures.»

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