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--- Réflexions personnelles en marge de mon actualité, à la mémoire de Jean Paul II --- Blogue catholique francophone ---

2006-04-03

Célébrer le pardon

Avec la fin du Carême, si vous fréquentez une communauté chrétienne catholique, vous serez invité(e)s à participer à une Célébration du Pardon. J’y suis allé hier soir. Il y a diverses formules, mais ces Célébrations sont une occasion de joie, de fête même.

Je tiens à dire tout de suite que je suis d’accord avec les directives de Rome et de nos évêques qu’il faut revaloriser la confession individuelle et éviter les dérives dans les Célébrations communautaires du Pardon. Je suis bien d’accord que les fautes dites mortelles doivent être confessées et absoutes dans une rencontre individuelle avec un prêtre.

Cela dit, je veux apporter mon grain de sel. J’aime beaucoup mieux la terminologie «Célébration du Pardon» ou «Célébration de la Réconciliation» que «Sacrement de la Confession». Tout comme j’aime mieux «célébrer l’Eucharistie» qu’«aller à la messe».

Une Célébration du Pardon, c’est exactement ça. On rencontre le Christ ressuscité pour célébrer avec lui le fait que son Pardon nous est acquis, que grâce à lui nos péchés sont lavés et oubliés. Je suis un pécheur pardonné, et j’aime ça me le rappeler dans une célébration, une fête communautaire, car nous sommes un peuple de pécheurs pardonnés.

Je comprends que notre Mère l’Église, qui connaît bien les humains et qui est pédagogue à ses heures, nous recommande de nommer nos péchés pour en quelque sorte les exposer au rayon guérissant et cicatrisant de la Miséricorde divine. Je n’ai pas besoin d’être en «état de péché mortel» pour aller rencontrer le prêtre/Christ dans une confession privée. C’est toujours profitable, et les plus grands saints ne s’en sont jamais privé. Si je trouve que je n’ai pas fait beaucoup de mal, je n’ai qu’à me confesser de tout le bien que je n’ai pas fait et que j’aurais pu/dû faire. Ma liste est longue comme le bras.

Il me semble qu’il n’y a pas grand monde qui se présentent au confessionnal pour recevoir l’absolution sans avoir par le fait même été déjà pardonnés avant l’acte. Les conditions pour une bonne confession sont tellement faciles: regretter et ne plus vouloir recommencer. Par le fait même qu’on est là, le Seigneur nous a déjà tout pardonné. C’est un moment pour célébrer ce Pardon déjà là et pour profiter des effets médicinaux de cette rencontre. C’est moins cher qu’un psy et c’est divinement efficace.

Si vous allez voir le prêtre et si vous lui dites tout simplement: «Je suis un pécheur pardonné qui vient célébrer le Pardon du Seigneur. Je regrette le mal que j’ai fait et tout le bien que je n’ai pas fait. J’accueille le Pardon et la Guérison qui viennent de Jésus qui est mort et ressuscité pour notre Salut.» il sera heureux de vous accommoder en vous absolvant.

Le mot «Confession» n’est pas si mal que ça, mais il ne s’agit pas tant de confesser ses péchés, que de confesser le Pardon, la Miséricorde, l’Amour de Dieu. C’est entrer dans la Joie de Dieu telle que la parabole du père prodigue l’illustre. Le père organise un gros party. C’est pourquoi j’aime une Célébration du Pardon communautaire, festive.

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