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--- Réflexions personnelles en marge de mon actualité, à la mémoire de Jean Paul II --- Blogue catholique francophone ---

2006-11-13

Démographie conservatrice

L'avenir appartient aux peuples qui se reproduisent. Nous constatons aujourd'hui que dans les pays les plus riches, il y a un déclin de la fécondité. De plus en plus de pays de font plus assez d'enfants pour maintenir leur population. Les cohortes vieillissantes sont inquiètes, car les régimes de pensions n'ont pas assez de jeunes travailleurs pour les alimenter. Les jeunes auront ainsi un fardeau fiscal qui ne les encouragera pas à élever une grande famille. L'immigration est un moyen préconisé pour pallier au manque de relève, ce qui change le tissu social.

Avant la découverte de l'agriculture et la domestication des animaux, il y a plus de 10 000 ans, nos ancêtres étaient des chasseurs et des cueilleurs. Leur style de vie ne favorisait pas un accroissement de leur nombre. Il n'y avait pas de guerres de conquête, car personne n'accumulait de ressources vitales à convoiter.

Les civilisations agraires ont permis et encouragé un accroissement de la population. Il était plus facile de soutenir un bassin de population capable de libérer des personnes pour des entreprises artistiques, technologiques, politiques et guerrières. Les tribus sont devenues des peuples. Avec la prospérité et un plus grand peuplement sont apparues les nations et les empires. Dans les conflits entre nations, un nombre supérieur de soldats était le facteur prépondérant.

La révolution industrielle change la donne. Les ressources de la planète sont soutirées avec toujours plus d'acharnement pour produire des biens de consommation. Les moyens techniques ne nécessitent plus autant de main-d'œuvre. Certains penseurs prônent la limitation des naissances par peur de taxer les ressources agricoles. Une philosophie individualiste et matérialiste encourage à faire peu ou pas d'enfants.

Des conséquences démographiques intéressantes sont à prévoir. Je fais ici un jugement de valeur: les personnes qui se reproduisent le moins sont porteuses de valeurs négatives indésirables et les personnes qui se reproduisent le plus sont porteuses de valeurs positives désirables. Les éléments les plus «libéraux» de la société de la seconde moitié du XXe sont voués à l'extinction, car ils ont pas ou peu d'enfants. Les nouvelles générations seront celles issues de parents qui n'ont pas souscrit aux valeurs véhiculées par les pontifes des médias. Les éléments conservateurs (=religieux, traditionalistes) vont occuper le terrain par défaut. «Heureux les doux car ils auront la terre en héritage», a dit Quelqu'un.

Les valeurs «conservatrices» ont donc tendance à resurgir et à reprendre le dessus, pour des raisons démographiques. Il est difficile de transmettre sa foi et ses valeurs à ses enfants, mais il est probable que les enfants de familles dont les valeurs les ont poussées à avoir plusieurs enfants, auront eux-mêmes des valeurs semblables. Si (quand?) l'infrastructure socioéconomique qui assurait la subsistance des personnes âgées se désagrégera parce que l'État providence manque de fonds, les adultes de demain auront tout intérêt à élever de nombreux enfants d'une façon telle que ceux-ci prennent soin d'eux dans leur vieil âge!

Je me suis inspiré des idées de Phillip Longman pour cette page, parce que cela venait étayer mes convictions personnelles en faveur des valeurs conservatrices et des familles traditionnelles.

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